Coronavirus : le SGPUM travaille pour nous

18 mars 2020

Chères et chers collègues,

Nous avons reçu plusieurs communiqués de la direction de l’université mais aussi des directions de facultés et d’unités ces derniers jours, dont certains ont provoqué de vives réactions chez nos membres. Le SGPUM reconnaît le caractère exceptionnel de la situation et collabore activement avec la direction à l’élaboration des mesures à prendre pour poursuivre les activités. Nous tenons à vous assurer que nous travaillons d’arrache-pied afin que les mesures qui seront prises respectent la convention collective et que les professeures et professeurs obtiennent le soutien et les ressources nécessaires pour que les mesures adoptées n’entraînent pas de surcharge de travail pour eux et elles et qu’elles tiennent compte de leur situation, notamment du fait que certain.e.s devront travailler tout en ayant de jeunes enfants ou d’autres personnes à leur charge.

Ce qui a été fait

Ces derniers jours, le SGPUM a été en étroite communication avec le recteur, le vice-rectorat aux affaires étudiantes et aux études, le vice-rectorat à la recherche, à la découverte, à la création et à l’innovation et le vice-rectorat aux ressources humaines et à la planification. Ces échanges nous ont permis de faire une mise au point et de communiquer nos préoccupations quant aux mesures à prendre et d’émettre des suggestions pour minimiser l’impact de ces mesures sur les professeur.e.s.

1. Mise au point

1.1. Reprise des activités

Bien que l’université ait annoncé la reprise des activités d’enseignement dès le 21 mars, le SGPUM a appris qu’il ne s’agissait que de la date minimale à partir de laquelle les activités pourront reprendre. L’objectif sera plutôt de concevoir les plans de reprise de façon à s’assurer, dans la mesure du possible, que la session ne déborde pas au-delà du 30 avril.

1.2. Liberté d’enseignement

Le SGPUM a réitéré l’importance de respecter la liberté d’enseignement et il a été convenu avec la direction de laisser aux professeur.e.s le soin de déterminer les modalités d’enseignement et d’évaluation appropriées pour atteindre les objectifs de leurs cours, en fonction de la matière mais aussi de leur situation et de celle de leurs étudiant.e.s. La direction a ainsi reconnu qu’on ne saurait imposer une formule unique de modalités alternatives d’enseignement et d’évaluation. L’objectif n’est donc pas que pour le reste de la session, tous les cours se donnent sous forme de cours en ligne, mais de trouver des modalités alternatives, lesquelles peuvent varier d’un cours et d’un.e professeur.e à l’autre, de sorte à pouvoir terminer la session en dépit des circonstances. À noter que, à l’instar de ce qui avait été convenu pendant la grève étudiante de 2012, un cours pourra être validé à partir du moment où 80 % des objectifs pédagogiques auront été atteints.

1.3. Appréciation des enseignements-cours pour la session d’hiver 2020

Le SGPUM a appris que l’exercice d’appréciation des enseignements-cours pour la session d’hiver 2020 était annulé étant donné la crainte que celles-ci soient affectées par les mesures qui seront prises. 

1.4. Soutien et ressources additionnelles

La direction de l’université a indiqué qu’elle était prête à fournir le soutien et les ressources nécessaires aux professeur.e.s pour mettre en application les plans de reprise qu’ils et elles élaboreront pour leurs cours.

2. Demandes du SGPUM

Dans ses échanges avec la direction de l’université, le SGPUM a émis plusieurs demandes. Voici un résumé des principales demandes.

2.1. Mesures d’accommodement pour les cours

Le SGPUM a insisté auprès de l’université pour que les listes d’exemples de modalités alternatives d’enseignement et d’évaluation qui seront acheminées aux professeur.e.s de même que les conseils qui leur seront prodigués en cette matière tiennent compte de leur situation et soient simples, raisonnables et accessibles.

2.2. Soutien et ressources additionnelles

Le SGPUM a demandé à l’université d’offrir du soutien et des ressources additionnelles aux professeur.e.s afin que les mesures n’entraînent pas de surcharge de travail. Les types de soutien et de ressources demandées sont les suivants :

  • Soutien pédagogique (p. ex. en technopédagogie) pour déterminer la formule pédagogique pertinente en tenant compte de la matière et de la situation, particulièrement celle des professeur.e.s et des étudiant.e.s;
  • Aide pédagogique (p. ex. en auxiliariat d’enseignement) pour offrir du soutien aux étudiant.e.s puisque l’enseignement à distance risque d’accroître le nombre de demandes de soutien individuel;
  • Soutien technique pour installer, utiliser ou gérer les technologies, pour les professeur.e.s comme pour les étudiant.e.s;
  • Aide technique pour mettre en ligne certains contenus (p. ex. transformer un examen imprimé en examen en ligne dans StudiUM, préparer des fichiers pour leur mise en ligne sur StudiUM, numérisation de documents);
  • Ajout de ressources en auxiliaires d’enseignement pour aider les professeur.e.s pour qui le travail à distance sera plus compliqué, notamment les professeur.e.s ayant de jeunes enfants ou d'autres personnes à charge ou ayant été réquisitionné.e.s pour les services d’urgence.

Le SGPUM encourage vivement ses membres à de ne pas hésiter à demander les ressources dont ils et elles ont besoin et à communiquer avec le SGPUM si les ressources offertes leur paraissent insuffisantes.

2.3. Droits d’auteur et contenu de cours en ligne

Le SGPUM a demandé à l’université de rappeler aux étudiant.e.s que le contenu de cours en ligne est protégé par les droits d’auteurs et que des sanctions peuvent s’appliquer si les étudiant.e.s ne respectent pas ces droits. Il a également fait valoir l’importance de surveiller le respect de ces consignes et de sanctionner au besoin.

2.4. Report des années d’études et de recherche (AÉR)

Le SGPUM s’est réjoui de voir que l’université avait offert la possibilité aux professeur.e.s de reporter leur AÉR. Il a demandé à celle-ci de s’assurer qu’aucune pression ne serait exercée sur les professeur.e.s pour qu’ils ou elles ne se prévalent pas de ce droit en les encourageant à maintenir leur AÉR et à la prendre à Montréal. Il a également demandé, dans les cas où les professeur.e.s opteront pour reporter leur AÉR, que s’applique la clause CP 7.05 de notre convention collective permettant qu’une année soit soustraite du nombre d’années requises pour déposer la prochaine demande.

2.5. Impact sur la carrière

Le SGPUM a rappelé à l’université que la situation actuelle aura un impact majeur sur les activités d’enseignement, de recherche et de rayonnement des professeur.e.s et qu’il sera impératif que l’université s’assure que les comités concernés tiennent compte de ces circonstances lors de l’évaluation des dossiers des professeur.e.s pour fins de promotion et de permanence dans les prochaines années.

Pour la suite

Le SGPUM continue de travailler avec la direction de l’université à l’élaboration des mesures à prendre, d’une part pour protéger la santé et la sécurité de ses membres en garantissant que toutes les mesures nécessaires seront prises pour éviter la propagation du virus et, d’autre part, pour protéger leur bien-être et leur santé psychologique en s’assurant notamment que les mesures prises n’entraînent pas de surcharge de travail pour les professeur.e.s.

Nous vous enjoignons à nous faire part de toute information qui pourrait nous être utile dans la défense des intérêts des membres et à ne pas hésiter à communiquer avec nous si vous avez des questions ou des préoccupations. Par ailleurs, nous invitons les professeur.e.s qui seraient à l’étranger à communiquer avec nous si ils ou elles ne reçoivent pas l’aide nécessaire de la part de l’université pour rentrer au pays.

Pour finir, nous souhaitons à tous nos membres et à leur famille de rester en santé, physique et psychologique, pendant cette période de crise.

L’exécutif du SGPUM

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